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Compte-rendu de la réunion du 6 janvier – Ministère de la culture

Compte rendu de la réunion du 6 JANVIER 2016 au ministère de la culture avec Mme la Ministre Fleur Pellerin: UNE AVANCÉE MAJEURE!
Suite à cette rencontre…LE DIPLÔME NE SERAIT PLUS UNE PRIORITÉ.

ministère de la culture

Après des mois de militantisme, de réunions, de prises de tête… et du non positionnement de 80% des gens concernés en dépit de tous nos efforts: NOUS AVONS RÉUSSI À :
> 1/ expliquer l’impossibilité d’un diplôme avec l’essence de notre culture et de nos danses
> 2/ leur faire comprendre leur méconnaissance des réalités que les acteurs du Hip Hop rencontrent sur le terrain
> 3/ leur faire prendre conscience que toutes les infos qu’ils avaient obtenues des soi-disant représentants de notre culture étaient fausses!
> 4/ notre exclusion depuis 30 ans d’un système au profit d’esthétiques hybrides qui constitue un MONOPOLE…

Une étape a été franchie quant à la reconnaissance de qui nous sommes et ce que nous faisons!

UN GRAND MERCI AU 5000 SIGNATAIRES qui nous ont fait confiance dans cette lourde tâche et qui nous permis de parler au nom d’une seule voix!
UN GRAND MERCI À UNE PERSONNE EN PARTICULIER, QUI NOUS SOUTIENT DANS NOTRE COMBAT ET QUI NOUS A RECOMMANDÉ AUPRÈS DE MME LA MINISTRE: Mr AKHENATON du groupe IAM!

Danseurs, chanteurs, passionnés, et toutes personnes aimant le HIP HOP, rejoignez nous pour continuer ce combat !!! c’est loin d’être fini car les politiques et institutionnels travaillent toujours sur ce dossier, donc soyons vigilants, actifs… SIGNONS LA PÉTITION ENCORE ET ENCORE! ——>chn.ge/1HaXaRP
COMPTE RENDU:
Durée: 1h30
Présents: Mme Fleur Pellerin, Ministre de la Culture – Laurent Dréano conseiller chargé du spectacle vivant, de la musique, du soutien à la création artistique et à la jeune création,- Regine Hatchondo, nouvelle directrice générale à la DCGA
Pour le Moovement : Thierry « Nasty » Martinvalet, Brigitte Auligine, Rabah Mahfoufi, Eric « Rickysoul » Braflan, Hagson Njagui, Youval Ifergane, Didier Firmin, Guillaume « Neg One » Frantz, David Colas, Jihene Slimani, Juliette Franz, Gyom Demba

La ministre nous a expliqué les motivations qui l’ont poussé à mettre en place un diplôme Hip Hop.
Selon elle, la mise en place d’un diplôme Hip Hop était un acte symbolique pour reconnaitre une discipline, qui selon elle, a du mal à s’encrer dans un paysage institutionnel.

Notre réponse:
Nous avons expliqué tout d’abord l’essence des danses Hip Hop, leurs systèmes de transmission, leurs fonctionnements « social » d’affiliation, ce qui est incompatible avec un diplôme institutionnel qui formaterait les danses en la figeant dans le temps à travers un enseignement institutionnel.
Nous avons prouvé suite à un diplôme un formatage est inévitable.
Que nous subissons déjà une tentative formatage artistique dès lors que nous souhaitons travailler avec des institutions telles que les DRACS, scènes nationales et autres puisqu’elles sont dirigées par une majorité de professionnels issues de l’esthétique contemporaine.
Cette ségrégation esthétique est également prouvée depuis 30 ans par le manque de représentation des acteurs Hip Hop dans les institutions.

Laurent Dréano, a rajouté que ce diplôme pourrait aider les programmateurs à s’intéresser aux Cies Hip Hop.

Notre réponse:
Qu’il y a un cercle vicieux qui se perpétue; comme il y a un manque des dispositifs de soutien à la diffusion pour les Cies Hip Hop, elle ne peuvent pas se développer correctement, donc être présentes sur scène, et donc rencontrer et éduquer son public à la lecture de l’écriture Hip Hop.

La plus part des Cies qui bénéficient des subventions allouées aux pièces Hip Hop, ont fondamentalement une écriture contemporaine.
Et c’est précisément cette mouvance qui a un monopole dans le système.
De plus, les Cies Hip Hop se retrouvent alors exclues des programmations et ne peuvent être visible qu’à travers des festivals (toujours de manière ponctuelle contrairement aux tournées)
Notre constat et analyse nous a conduit à l’évidence qu’il est impossible de créer un diplôme basé sur des répertoires qui ne sont pas reconnus par les institutions ET connus du grand public.

Que le réseau de diffusion n’étant pas opérationnel, les futurs diplômés ne pourront pas travailler, au même titre que les interprètes actuels qui vivent souvent dans la précarité.

Que si des clés existent pour être un bon interprète, elles peuvent être communes à toutes les danses devenir un bon interprète Hip Hop ne dépend pas d’une formation mais du vécu de l’interprète dans cette culture et de l’expérience acquise.
La transmission intergénérationnelle des danses Hip Hop permet :
>> de préserver des danses en perpétuelles évolutions
>> à l’interprète de construire sa propre identité artistique, le tout allié à une grande technicité.

> EN CONCLUSION:
Les actions du Moovement ont payé, nous avons pu faire remonter nos inquiétudes et nos difficultés.
Nos arguments ont pesé dans la balance et Mme Fleur Pellerin a décidé de nous revoir dans quelques mois pour réfléchir aux problématiques liées à la représentation du Hip Hop, son acceptation en tant que tel et sa diffusion.